Article : 3 choses à savoir sur la dermatillomanie

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Inspecter sa peau de temps en temps est tout à fait normal, mais passer des heures à triturer chaque petit bouton jusqu’à provoquer des lésions est une vraie pathologie, qui porte un nom : la dermatillomanie. Classée dans les Comportements répétitifs centrés sur le corps, ce trouble est caractérisé par « la vérification, le triturage et/ou le grattage répété et excessif de la peau induisant des lésions des tissus », indique le site dédié Dermatillomanie France. Voici quelques informations à connaître à ce sujet : 

Les trois étapes

La personne affectée souffre généralement d’une légère forme d’acné, mais considère ce problème comme plus grave qu’il ne l’est en réalité. C’est pourquoi la première phase d’une crise de dermatillomanie consiste à explorer sa peau millimètre par millimètre, à la recherche de chaque petit défaut. Vient ensuite la phase de triturage, dans un état second, pendant lequel la personne provoque de légères écorchures sur sa peau pendant un temps plus ou moins long. Et enfin, le grattage, qui consiste à passer sa main ou ses doigts pour scruter tous les défauts et à éliminer les imperfection avec ses ongles ou des outils (pince à épiler, aiguilles, épingles, stylos, rasoirs, tire-comédon, ciseaux…). A la fin de la crise, la peau est recouverte de plaies qui risquent de s’infecter et qui vont probablement créer de nouvelles impuretés. 

L’état de semi-conscience

L’envie de décharger ses tensions en passant par le grattage de la peau peut venir à n’importe quel moment. Pour certaines personnes, les moments sédentaires y sont le plus propices, d’autres y ont recours pendant des activités (marche, lecture, au cinéma, au téléphone, etc). La plupart du temps, ce comportement a lieu le soir avant le coucher, afin d’évacuer le stress de la journée. Une fois devant le miroir, la personne peut perdre conscience du temps qui passe et tomber dans un état de semi-conscience dit hypnotique, comme un état de transe. Une fois la crise terminée, le sentiment de culpabilité augmente lorsque la personne réalise qu’elle a perdu jusqu’à plusieurs dizaines de minutes. 

Plaisir, honte et soulagement

La dermatillomanie est une manie de soulagement des tensions internes. Elle témoigne un mal-être affectif et un manque d’estime de soi qui peut être accentué par l’anxiété, la solitude, la déprime ou l’ennui. Or, la personne qui en souffre n’a souvent pas conscience de ses émotions. Avant l’acte, il peut s’agir de colère refoulée, de honte, de culpabilité, d’anxiété et d’émotions négatives. Pendant la séance de triturage, on ressent un soulagement et une certaine forme de plaisir à « nettoyer » sa peau de ses imperfections. Puis une fois que la peau a été abîmée, c’est un sentiment de honte, de culpabilité et de colère d’avoir cédé aux impulsions qui prend le dessus. Différents types de thérapie (thérapie cognitive et comportementale, thérapie analytique, travail sur l’image de soi, travail sur la gestion des émotions, et thérapie existentielle), ainsi que des méthodes de relaxation, peuvent aider à en venir à bout.

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