Actualité : Troubles du sommeil : et si les muscles, et non pas le cerveau, étaient la clé ?

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Les spécialistes des troubles du sommeil qui sondent le cerveau à la recherche d’une solution devraient peut-être chercheur ailleurs. Car d’après une étude menée en collaboration par des équipes des universités UT Southwestern Medical Center, Morehouse School of Medicine, et l’université de Floride, aux Etats-Unis, les muscles jouent également un rôle déterminant.

Ces conclusions, publiées par la revue eLife, rapportent l’effet d’une protéine circadienne des muscles, baptisée BMAL1, qui serait capable de réguler la durée et la qualité du sommeil chez la souris. Cette révélation surprenante remet en question la notion selon laquelle le cerveau est le seul organe en charge du contrôle de tous les aspects du sommeil, expliquent les auteurs de l’étude.

Des thérapies plus adaptées

Bien que la présence ou l’absence de cette même protéine dans le cerveau ait peu d’effet sur la récupération du temps de sommeil, les souris ayant des niveaux plus élevés de BMAL1 dans leurs muscles ont récupéré plus facilement après une privation de sommeil. En supprimant la protéine du muscle, les scientifiques ont remarqué de graves perturbations entraînant un besoin de sommeil élevé, un sommeil plus profond, et une capacité réduite à la récupération.

Cette étude offre la possibilité de repenser les mécanismes qui régissent les troubles du sommeil et ouvre le champ de possibilité et d’exploration aux spécialistes. Le but, espèrent les auteurs, serait de travailler sur des thérapies capables d’aider les personnes souffrant de somnolence excessive, voire trouver des solutions pour d’autres problèmes au fil des recherches.

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