Actualité : Quels gestes après une morsure de tique ?

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Après une promenade en forêt ou en prairie, vous constatez qu’une tique reste accrochée à votre peau. Quelle est alors la conduite à tenir ? L’association France Lyme recommande en premier lieu de ne pas paniquer: toutes les tiques ne sont pas vectrices de maladies. Mais il est vrai que ces acariens parasites qui se nourrissent du sang de leur hôte représentent un risque car ces derniers peuvent transmettre via leur salive la maladie de Lyme s’ils sont infectés par la bactérie Borrelia.

En Europe, ce sont les tiques du genre Ixodes, vivant dans les régions humides et boisées, qui constituent des vecteurs de la maladie de Lyme, mais aussi d’autres pathologies comme des encéphalites. Ainsi, « les tiques sont le premier vecteur de maladies animales dans le monde, le deuxième pour les maladies humaines après le moustique. », précise l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).

En cas de tique implantée dans la peau, il faut l’extraire rapidement, car le risque de transmission de la bactérie Borrelia augmente avec la durée d’attachement de la tique à la peau. Mais ce geste ne doit pas être effectué n’importe comment: il ne faut pas appliquer de produit (ni d’éther ni autre produit), ce qui pourrait faire régurgiter les tiques et ainsi libérer la bactérie. Il est également déconseillé de l’enlever avec les ongles car le meilleur moyen de l’agripper est d’utiliser un tire-tique (vendu en pharmacie) ou, à défaut, une pince à épiler.

Comment retirer une tique ?

L’outil doit être délicatement glissé sous la tique sans l’écraser, au plus près de la peau. Il faut ensuite le tourner doucement mais fermement de manière à ne pas laisser sa tête et son rostre (l’appareil buccal) dans la peau, jusqu’à ce qu’elle se décroche. « Si vous n’avez pas réussi à retirer tout le rostre du premier coup, ne recommencez pas et ne cherchez pas à compléter l’extraction. Une petite grosseur pourra persister pendant plusieurs semaines mais elle finira par disparaître. », précise l’Assurance maladie.

Attention toutefois car même enlevée, la tique peut encore piquer. Après l’avoir tuée sans la toucher à mains nues, il faut la mettre dans un mouchoir qui sera jeté à la poubelle. La zone de la morsure doit être désinfectée soigneusement, avec par exemple de l’alcool modifié ou un antiseptique à base de chlorhexidine, d’hexamidine ou de povidone iodée. Celle-ci doit par la suite être surveillée attentivement pendant un mois.

Quand faut-il consulter ?

A noter qu’il est normal qu’une petite plaque rouge apparaisse immédiatement ou dans les 24 premières heures après la morsure. L’Assurance maladie indique qu’il « s’agit d’une réaction normale à la salive de la tique et cela ne veut pas dire qu’il y a eu contamination par la bactérie. » Elle ne doit pas être confondue avec un érythème migrant, une plaque rouge et ronde qui s’étend en cercle entre 3 à 30 jours à partir de la zone de la morsure, une éruption cutanée typique de la maladie de Lyme.

Si dans le premier cas, un recours à un traitement antibiotique est inutile, l’apparition d’un érythème migrant doit inciter à consulter un médecin. Des situations particulières justifient par ailleurs et par précaution une consultation médicale immédiate, comme une morsure pendant une grossesse ou chez une enfant de moins de huit ans et si la tique est restée implantée dans la peau plus de 36 heures.

Enfin, mieux vaut également consulter rapidement en cas de piqûres multiples, si l’hôte est immunodéprimé ou s’il ne sait pas depuis combien de temps la tique était présente et qu’au moment de l’extraction, elle était gorgée de sang. Le ministère de la Santé recommande également de se rendre chez le médecin en cas d’apparition de symptômes grippaux, de paralysie faciale ou d’une fatigue inhabituelle dans le mois qui suit la morsure.

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