Actualité : Dispositif radio, affiches en forêts, application mobile… les mesures contre les tiques cet été

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En septembre dernier, le ministère de la Santé annonçait le lancement d’un « plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques ». L’objectif de ce plan est de mettre au point un nouveau protocole de diagnostic et de soin et des projets de recherche, pour améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients. Six mois après le premier comité de pilotage, la Direction générale de la Santé a reçu une seconde fois les associations pour présenter l’avancée des actions engagées.

Celles-ci concernent principalement la surveillance et la prévention de cette maladie dont l’incidence est estimée à 51 cas pour 100 000 personnes selon le réseau Sentinelles. La maladie de Lyme est transmise lors d’une morsure de tique infectée et si l’infection peut être asymptomatique, la plupart des formes se caractérise par un érythème migrant.

La maladie peut être soigné via un traitement antibiotique approprié cependant, sans diagnostic et donc sans traitement adéquat, elle peut provoquer une maladie invalidante (douleurs articulaires durables, paralysie partielle des membres…). Deux axes de ce plan de lutte (sur cinq) sont consacrés à la prévention et plus précisément à l’amélioration de la surveillance vectorielle et des mesures de lutte contre les tiques et au renforcement de la surveillance et de la prévention des maladies transmissibles par les tiques.

Une application de signalement 

Dans ce cadre, le ministère de la Santé a élaboré quatre documents de recommandations contre les morsures de tiques en concertation avec les associations. Un dépliant à destination du grand public a été diffusé à plus de 200 000 exemplaires, de même qu’un dépliant spécifiquement dédié aux enfants, « les Conseils de Prudence » (plus de 100 000 exemplaires).

Le premier dépliant disponible en ligne indique ainsi comment reconnaître les symptômes, se protéger avant et après des activités dans la nature, retirer une tique de la peau ou encore identifier les situations à risque. Une plaquette destinée aux professionnels de santé a également été élaborée en collaboration avec les experts. Durant tout l’été, des chroniques d’experts en santé publique d’une minute trente seront proposées à la diffusion aux stations de radios de toute la France.

A partir du 15 juillet sera également disponible l’application « Vigi-Tique » développée par le ministère de la Santé et l’Inra. Celle-ci « aura vocation à délivrer des conseils de prévention sur les piqûres de tiques, tout en permettant aux citoyens de signaler, depuis leur Smartphone, leurs piqûres afin de recueillir les données d’exposition nécessaires aux scientifiques. », précise-t-il. Une application similaire a déjà été lancée en Suisse et en 18 mois, les chercheurs ont obtenu près de 7 000 déclarations de piqûres de tiques.

Trop de prévention, pas assez d’action ?

C’est également l’Inra qui mène un projet de recherche dédié au diagnostic des maladies à tiques. Baptisé « OH Ticks » ce projet a pour but de mieux connaitre les agents pathogènes transmis par les tiques et d’utiliser ces résultats pour développer de nouveaux tests de diagnostic adaptés. Et ce grâce à des prélèvements réalisés sur des patients et des animaux souffrant de syndromes inexpliqués après des piqûres de tique.

Enfin, parce que c’est sur le terrain que se joue la prévention à destination des randonneurs et des professionnels, deux mille affiches à l’entrée des forêts domaniales seront posées au cours du mois de juillet. Outre ces actions de prévention, le ministère fait savoir qu’un « travail renforcé sera mené avec le ministère de l’Education Nationale et le ministère des Sports afin de renforcer la communication vers les populations les plus jeunes, notamment vers les structures et les associations sportives ou de loisirs. »

Mais en ce qui concerne les axes dédiés à l’amélioration de la prise en charge des patients, le ministère s’est montré plus flou dans les avancées, au grand dam des associations. Notamment, la sortie d’un nouveau protocole national de diagnostic et de soins dont l’objectif est d’harmoniser la prise en charge et le suivi de la maladie est repoussée à la rentrée alors qu’elle était annoncée pour juillet.

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